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12/2009
Un rapport de la Banque mondiale appelle à l’émergence d’un environnement des affaires plus équitable dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord

Moins de privilèges, plus de concurrence : conditions nécessaires pour accroitre l’investissement privé et la création d’emploi   

Le Caire, 9 Novembre 2009 -
La Banque Mondiale vient de publier un rapport intitulé  Des privilèges à la concurrence : renforcer la croissance par le développement du secteur privé dans la région du Moyen Orient et d’Afrique du Nord. Il souligne que le secteur privé ne réussit pas encore à générer suffisamment d’emplois et de croissance forte. Un secteur privé plus dynamique est indispensable pour créer les 40 millions d’emplois nouveaux dont aura besoin la région au cours de la prochaine décennie. A cette fin, les pays de la région MENA sont appelés à réduire les  pratiques arbitraires et discrétionnaires qui affaiblissent l’environnement des affaires, afin d’encourager l’entreprenariat et l’investissement.  Le cadre réglementaire doit être appliqué de manière plus équitable à tous les entrepreneurs.  Cela nécessite d’accroitre la transparence et de renforcer les administrations qui sont au contact des entreprises.
 
Les réformes mises en œuvre au cours des deux dernières décennies ont permis aux entreprises privées de devenir la principale source de création de richesse en dehors des hydrocarbures et des mines. Néanmoins, le secteur privé n’a pas encore réussi à transformer les pays de la région en économies diversifiées, dynamiques, et aux taux de croissance durablement élevés. Avec un taux d’investissement de 15% du PIB en moyenne, la région MENA se situe loin derrière les régions les plus dynamiques. Des progrès récents ont permis une meilleure diversification des exportations. Toutefois, les pays les plus performants de la région exportent environ 1500 types de biens, dont la majorité est à faible contenu technologique, lorsque des pays comme la Pologne, la Malaisie, ou la Turquie en exportent près de 4000.       

Bien que les réformes de l’environnement des affaires se soient accélérées dans plusieurs pays, le véritable enjeu ne réside pas seulement dans l’ampleur des réformes, mais dans la qualité de leur mise en œuvre. Le rapport estime que des épisodes de réformes similaires se sont traduits, dans le passé, par une augmentation de l’investissement privé de l’ordre de 2 points de PIB en moyenne, contre 5 à 10 points en Asie, en Europe de l’Est et en Amérique latine. L’impact limité des réformes dans la région MENA s’explique par le manque d’équité et de prévisibilité dans leur mise en œuvre. Ceci réduit leur crédibilité aux yeux de nombreux investisseurs. Près de 60% d’entre eux considèrent que les réglementations sont appliquées de manière incohérente et imprévisible. L’incertitude liée aux politiques publiques, la concurrence déloyale et la corruption sont des sources de préoccupations majeures des chefs d’entreprises interrogés.
 
Dans un environnement des affaires où les règles ne s’appliquent pas de manière égale pour tous,  les nouvelles générations d’entrepreneurs ont du mal à émerger dans la région pour concurrencer les entreprises établies de longue date. Selon ce rapport, le nombre de sociétés immatriculées par millier d’habitants, représente mois du tiers de celui de la région d’Europe de l’Est et d’Asie Centrale.  Moins de création et de fermeture d’entreprises font que l’âge moyen d’une entreprise de la région MENA est de 10 ans supérieur à celui des pays d’Asie de l’Est et d’Europe de l’Est.   
 
D’après le rapport, afin de libérer le potentiel de la région, un environnement des affaires plus équitable doit émerger afin que les pratiques profondément enracinées de distribution de rentes et de privilèges soient éliminées. Selon la Vice présidente de la région MENA, Shamshad Akhtar : «La région dispose d’un capital humain considérable, d’un esprit de créativité remarquable et de nombreuses ressources naturelles. Son potentiel de croissance est immense. Réaliser ce potentiel nécessitera un engagement crédible à réduire les pratiques arbitraires et discrétionnaires des administrations, afin que l’application du cadre réglementaire des affaires y soit plus équitable. Cela encouragera un plus grand nombre d’entrepreneurs à investir et à créer des emplois»       
 
Afin de renforcer la croissance de manière durable, le rapport préconise une nouvelle approche s’articulant autour de trois piliers. Tout d’abord, les gouvernements doivent réduire les barrières formelles et informelles qui limitent la concurrence. Partout où elles existent, les situations de rentes et celles de conflits d’intérêt entre responsables publics et investisseurs privés doivent être réduites. Ensuite, les réformes doivent être accompagnées du renforcement des institutions chargées de les mettre en œuvre, de réguler les marchés et d’interagir avec les entreprises. Ceci en vue de réduire les immixtions et les pratiques discrétionnaires et arbitraires dans l’application des réglementations. Comme le souligne Shamshad Aktar : «Pour  améliorer véritablement l’environnement des affaires au profit de tous, il convient d’inscrire au cœur des réformes l’exigence de transparence, l’obligation de rendre des comptes, et la qualité de service des institutions publiques de la région ». Enfin, un nouveau partenariat entre le secteur privé et les gouvernements est nécessaire, afin que tous les acteurs soient davantage impliqués dans la préparation, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques économiques. Seul un partenariat étroit pourra assoir un consensus autour des réformes et renforcera leur crédibilité et leur efficacité. Un dialogue plus ouvert permettra également de limiter l’influence d’intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général.
 
Selon Shamshad Akhtar : « Le secteur privé a aussi sa part de responsabilité dans ce nouveau partenariat. Trop souvent, sa voix a été accaparée par les partisans du statuquo pour maintenir leurs privilèges. Aujourd’hui, une nouvelle génération d’entrepreneurs est en train d’émerger dans la région MENA. Leur capacité à faire entendre leur voix pour influencer positivement les réformes à venir sera cruciale». Le rapport met ainsi l’accent sur la nécessité de renforcer le rôle du secteur privé dans la région MENA pour en faire un moteur du changement. Pour cela, les organisations qui le représentent doivent être plus ouvertes, plus représentatives et mieux organisées pour soutenir des réformes qui bénéficieront à toutes les catégories d’entreprises.

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10/2009
Le Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée

Marseille – La Banque Mondiale a lancé le 9 octobre 2009, conjointement avec la Banque européenne d’investissement, les gouvernements égyptien, français, jordanien, libanais, marocain, tunisien et la Ville de Marseille, le Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée (CMIM). Le Centre facilitera l’accès à une meilleure connaissance et à de meilleures pratiques et améliorera la coopération pour soutenir les politiques de développement orientées vers une plus grande intégration de la région méditerranéenne.
Les défis du développement dans la région méditerranéenne sont de plus en plus complexes et doivent répondre aux enjeux liés à l’interdépendance dans de nombreux domaines. Le Centre offrira une plate-forme pour des institutions publiques et indépendantes de la région afin de discuter de ces défis, d’apprendre des expériences de chacun et de renforcer les capacités locales, nationales et régionales.
« Le CMIM fait partie intégrale du partenariat européen et de la Banque mondiale dans le but de promouvoir l’intégration régionale à travers l’échange de connaissances, l’harmonisation des standards et des réglementations et la mise en œuvre des fondations pour les projets de développement régional. Plus que jamais, les stratégies nationales de développement doivent prendre en compte l’interdépendance. Les pays méditerranéens ont besoin de faire des choix politiques éclairés de manière à réaliser le potentiel inhérent à l’interdépendance. Nos pays partenaires sont donc désireux d’apprendre en partageant leurs expériences, leurs réussites, et les défis du développement Nous allons œuvrer afin d’assurer que ce partenariat aboutisse à des résultats concrets pour la région en vue de la réduction du chômage et de la pauvreté. » a déclaré Mme Shamshad Akhtar, Vice-présidente de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord de la Banque mondiale.

Les champs d’intervention du CMIM comprennent cinq secteurs et 14 programmes se concentrant sur :

  1. développement urbain et spatial ;
  2. développement durable ;
  3. transports et la logistique ;
  4. compétences, emploi et mobilité des travailleurs y compris les jeunes ;
  5. économie de la connaissance, innovation et technologie.

« Dans le bassin méditerranéen, zone aride la plus peuplée de la planète, nous devons rechercher ensemble les moyens de préserver l'espace commun et les biens publics que nous y partageons pour y promouvoir durablement le bien être des populations riveraines. C'est l'objet du centre de Marseille et le sens que nous voulons donner à "l'intégration méditerranéenne" », a indiqué M. Christian Masset, Directeur des affaires économiques et financières au Ministère français des Affaires Étrangères et européennes.
La plate-forme du Centre assurera la coordination des programmes et permettra une plus grande efficacité ainsi qu’une amélioration des synergies notamment par l’échange d’expériences et de stratégies publiques. Construisant sur les leçons apprises et les études de cas, le Centre proposera des outils analytiques pour étalonner les progrès accomplis par les pays.
Le CMIM est une plate-forme de programmes multi-partenariaux administrée par la Banque mondiale. Un conseil stratégique composé de 12 membres, représentant une pléiade de partenaires, insufflera au Centre une orientation stratégique.
« Le Centre de Marseille apporte une double innovation dans la réalisation de l’assistance technique aux pays méditerranéens : d’une part, les bailleurs multilatéraux comme la Banque mondiale et la BEI, et bilatéraux mutualisent leurs efforts d’assistance à la modernisation des politiques publiques des pays partenaires et, d’autre part, ils enrichissent leurs démarches respectives en associant d’autres acteurs non-financiers du développement, tels que les réseaux universitaires, des organes des Nations Unies, et des représentants de la société civile. Par ailleurs, le Centre de Marseille associe pleinement les pays du Sud à la réflexion comme à la réalisation de ses activités, donnant ainsi une dimension plus égalitaire au partenariat », selon M. Philippe de Fontaine Vive, Vice Président de la BEI.
La Ville de Marseille est un partenaire clé et facilitera une coopération innovante en accueillant d’autres institutions œuvrant à la coopération en méditerranée, tels que l’organisation de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), l’Organisation International des Migrations (OIM), l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) et le Plan Bleu.
« Membre fondateur du CMIM, la Ville de Marseille aura l'opportunité de valoriser ses compétences et son savoir-faire à travers des programmes de coopération multilatérale. Les programmes développés bénéficieront d'un effet de levier grâce à la mutualisation des moyens financiers mis en œuvre par chacun des partenaires. La Cité Phocéenne confirme ainsi sa position stratégique dans le bassin méditerranéen. » a indiqué M. Jean-Claude Gaudin, Sénateur – Maire de Marseille.

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10/2009
L’emploi informel réduit les effets bénéfiques du commerce pour les pays en développement

GENÈVE (ILO/WTO News) – Une étude conjointe de l'Organisation internationale du travail et de l'OMC montre que la forte incidence de l'emploi informel dans le monde en développement empêche les pays de bénéficier de l'ouverture du commerce en enfermant les travailleurs en transition entre deux emplois dans le piège de la pauvreté.

L'étude s'inscrit dans le cadre du programme de recherche commun de l'Institut international des études sociales de l'OIT et du Secrétariat de l'OMC. Elle porte principalement sur les liens entre la mondialisation et l'emploi informel, et montre que celui-ci est très répandu dans de nombreux pays en développement, où il laisse des milliers de travailleurs dans une situation caractérisée par l'absence presque totale de sécurité de l'emploi, des revenus faibles et aucune protection sociale. Les taux d'informalité varient considérablement d'un pays à l'autre, oscillant entre 30 pour cent dans divers pays d'Amérique latine et plus de 80 pour cent dans certains pays d'Afrique subsaharienne ou d'Asie du Sud Est.

“L'étude confirme ce que l'expérience nous a appris, à savoir que les pays en développement qui favorisent la complémentarité entre leurs objectifs de travail décent et leurs politiques commerciales, financières et de l'emploi sont bien mieux placés pour tirer parti de l'ouverture du commerce, promouvoir la dimension sociale de la mondialisation et faire face à la crise actuelle”, a déclaré Juan Somavia, Directeur général de l'OIT. Il a ajouté que ce constat fait écho à la déclaration récente du G20 appelant à mettre en œuvre "des plans de relance qui soutiennent le travail décent, contribuent à préserver les emplois existants et donnent la priorité à la croissance de l'emploi...." et à continuer "à assurer des revenus, une protection sociale et un soutien à la formation aux personnes sans emploi et à celles dont les emplois sont les plus menacés."

L'emploi informel concerne les entreprises privées non enregistrées qui ne sont pas soumises à la législation ou à la règlementation nationale, n'offrent aucune protection sociale et font appel à des personnes travaillant pour leur propre compte ou membres du même ménage. Dans la plupart des cas, l'informalité est demeurée élevée et a même augmenté dans certains pays, notamment en Asie.

"Le commerce a contribué à la croissance et au développement dans le monde entier, mais cela ne s'est pas automatiquement traduit par une amélioration de la qualité de l'emploi. Pour créer de bons emplois, l'ouverture du commerce doit s'accompagner de politiques internes appropriées. Cela apparaît encore plus clairement avec la crise actuelle, qui a réduit les échanges et précipité des milliers de personnes dans le secteur informel," a rappelé Pascal Lamy, Directeur général de l'OMC.

Les analyses de l'impact de l'ouverture du commerce sur la taille de l'économie informelle laissent penser que les effets de cette ouverture sur l'informalité dépendent d'une façon cruciale de la situation propre à chaque pays et de la conception des politiques commerciales et internes. L'analyse empirique présentée dans cette étude montre que les économies plus ouvertes tendent à connaître une moindre incidence de l'emploi informel. Les effets à court terme des réformes commerciales peuvent être associés dans un premier temps à une augmentation de l'emploi informel, mais les effets à long terme vont dans le sens d'un renforcement de l'emploi dans le secteur formel, à condition que les réformes commerciales soient plus favorables à l'emploi et que les bonnes politiques internes soient en place.

Réduire l'informalité peut libérer des forces productives supplémentaires, accroître la diversification et rendre les pays mieux à même de commercer à l'échelle internationale. Les effets néfastes de l'informalité sont liés principalement à l'absence de gains de productivité et à faible la taille moyenne des entreprises, qui résultent des obstacles opposés à leur croissance par l'économie informelle. L'esprit d'entreprise et le goût du risque reculent lorsque les taux d'informalité sont élevés en raison, notamment, de la mauvaise conception des systèmes fiscaux, de la faible protection sociale et des lacunes de la réglementation économique. L'informalité empêche aussi les pays de tirer pleinement parti de l'ouverture du commerce en enfermant les travailleurs en transition entre deux emplois dans le piège de la pauvreté.

Plus l'incidence de l'informalité est élevée et plus les pays en développement sont vulnérables à des chocs tels que la crise mondiale actuelle. Les pays dont le secteur informel est important subissent plus fréquemment des chocs et connaissent des taux de croissance durable moins élevés. D'autre part, l'emploi informel réduit l'efficacité des stabilisateurs automatiques.

L'intégration dans les marchés mondiaux et la lutte contre l'emploi informel au moyen des politiques d'emploi décent devraient être considérées comme complémentaires. Faciliter la formalisation des entreprises et des emplois aide les pays à bénéficier pleinement de l'ouverture du commerce, relève les niveaux de vie et permet à la population active d'accéder à des conditions de travail décentes. La protection sociale joue aussi un rôle crucial dans l'accompagnement des transitions et la concrétisation des effets bénéfiques de l'ouverture du commerce. Il faudrait accorder plus d'attention aux mesures de protection sociale et à la conception des réformes commerciales.

L'étude donne à penser que les réformes commerciales devraient être conçues et mises en œuvre d'une manière favorable à l'emploi, en faisant en sorte que le redéploiement des emplois soit plus propice à la croissance de l'emploi formel.

Mondialisation et emploi informel dans les pays en développement - Résumé de l'étude conjointe réalisée par l'OIT et l’OMC - [pdf 276 KB]

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10/2009 Marseille : Déclaration des cinquièmes Rendez vous de la Méditerranée
Pour un serpent monétaire euroméditerranéen

Depuis cinq ans, l’Institut de la Méditerranée et le Cercle des économistes conjuguent leurs efforts pour demander une intégration économique plus poussée des pays du Sud et du Nord de la Méditerranée. C’est ainsi qu’ils avaient estimé les surplus de croissance annuelle liés à cette relation plus forte entre pays, à environ 1% par an pour les pays du Sud et 0.3 % pour ceux du Nord. Ceci nécessiterait des codes d’investissement ouverts de libéralisation des marchés et notamment des marchés agricoles et des services. Ils avaient également exprimé le souhait de voir se créer une institution financière spécifique destinée à favoriser les transferts de financement.

Aujourd’hui, soucieux de la situation économique mondiale et inquiets de voir celle-ci se détériorer dans les années 2010-2011, ils soulignent l’impact majeur que ce choc pourrait avoir sur les pays méditerranéens. Ces difficultés ont été mises en lumière dans le dernier rapport du FEMISE. Certes la croissance perdure dans un certain nombre de pays du Sud de la Méditerranée mais à un niveau très inférieur à celui des années précédentes. Cette détérioration joue fondamentalement sur les capacités d’intervention des différents acteurs, dont les banques centrales, mettant en danger à terme à la fois la solvabilité de certains Etats souverains, les marchés de l’emploi et les politiques de lutte contre la pauvreté. Tout ceci ne serait évidemment pas sans risque pour les équilibres sociaux et politiques dans la Région.

Dans cette logique, l’Institut de la Méditerranée et le Cercle des économistes soulignent l’absolue nécessité de mettre enfin en œuvre des politiques méditerranéennes régionales. La priorité est simple : constituer un vaste marché permettant d’équilibrer à des niveaux bien supérieurs à ceux qu’ils sont aujourd’hui, offre et demande de biens et services. Cela nécessite de franchir de manière significative une étape décisive dans l’intégration monétaire. Au-delà de l’existant, il faut promouvoir la fixation de taux de change stabilisés entre les principales monnaies de la région, principalement autour de l’euro, ceci passe par la mise en place d’un dispositif institutionnalisé qui permette de faire jouer la solidarité entre banques centrales de la région. Ces dispositifs pourront prendre des formes diverses mais doivent consolider à terme une zone monétaire favorisant les échanges régionaux.

L’Institut de la Méditerranée et le Cercle des économistes rappellent aussi leur souhait de voir se créer une Banque Méditerranéenne du Développement qui, seule, permettrait d’apporter une vraie réponse aux problèmes de financement des économies en particulier des PME, point de passage incontournable pour les créations d’emploi.

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07/2009 European Investment Bank (EIB)
Réunion Ministérielle de la FEMIP et partenariat renforcé FEMIP-FEMISE : préparer les pays méditerranéens à la sortie de la crise

BRUXELLES, Royaume de Belgique, 8 juillet 2009/African Press Organization (APO)/ — La FEMIP, l’instrument de la BEI dédié au développement des 10 pays partenaires méditerranéens, renforcera son action pour préparer les pays partenaires à la sortie de la crise économique.

La Conférence Ministérielle FEMIP, réunie à Bruxelles en marge de l’EcoFin européen du 7 juillet, a en effet examiné les axes du Plan opérationnel d’activité 2009-2011 en se réjouissant que, malgré un contexte économique difficile, la FEMIP ait pu, en 2008, maintenir un haut niveau de soutien au développement de l’économie des pays partenaires. Les Ministres ont, en particulier, approuvé les contributions que la FEMIP mettra en œuvre pour appuyer les objectifs de la Déclaration du Sommet de Paris dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée (UpM), notamment pour :

  • faciliter la réalisation du Plan Solaire Méditerranéen : à cet égard, les Ministres ont pris acte avec intérêt de l’initiative instituant une coopération renforcée entre la BEI, la KfW et l’AfD afin de permettre à des projets d’une valeur de 5 milliards € de bénéficier de leurs financements conjoints, dans les secteurs de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, à compter de 2010 et sur les cinq années à venir ;
  • appuyer la réalisation du projet « Autoroutes de la Mer et de la Terre », à travers un programme d’études sur les implantations logistiques en Méditerranée (« Logismed ») et l’appui à des investissements tant en infrastructures qu’en moyens de transports ;
  • coordonner le Plan « Dépollution de la Méditerranée », en s’appuyant sur les réflexions et l’impulsion donnée par la Réunion Ministérielle de l’UpM sur le développement durable, tenue à Paris le 25 juin dernier, à laquelle la BEI a activement participé en coordonnant les interventions des institutions financières.

Les Ministres ont également noté avec satisfaction la contribution qu’apportera la FEMIP, sous forme d’une étude de préfiguration, à la réalisation de la « Mediterranean Business Development Initiative » inscrite parmi les priorités de l’UpM.

Partenariat renforcé avec le FEMISE

En marge de la réunion ministérielle, la FEMIP représentée par M. Philippe de Fontaine Vive, Vice Président de la BEI, et le FEMISE, représenté par M. Ahmed Galal, Président, et le Pr. Jean-Louis Reiffers, Président du Conseil Scientifique, ont signé une convention renforçant leur partenariat (datant de mars 2006) ; la première expression de ce partenariat renforcé est le lancement d’une étude sur l’impact de la crise financière internationale dans les pays partenaires. L’étude devrait être finalisée au premier semestre 2010.

L’étude établira, en premier lieu, les canaux de transmission de la crise aux pays partenaires et la quantification des effets (constatés ou prévus) au niveau macro-économique, avec une attention particulière portée au secteur bancaire et financier ; en second lieu, l’étude comportera une dimension prévisionnelle couvrant les trois prochaines années, en vue de déterminer les actions de politique économique pouvant être mises en œuvre par chacun des pays et la formulation de recommandations quant aux interventions des bailleurs de fonds internationaux et partenaires financiers du développement.

Le partenariat renforcé FEMIP-FEMISE a pour objet de permettre de nouvelles synergies entre la connaissance scientifique agrégée par le FEMISE et les activités opérationnelles de la FEMIP. Dans ce cadre, la FEMIP pourra s’appuyer sur le FEMISE pour, d’une part, lancer des recherches économiques de grande ampleur, telle l’étude précitée, et d’autre part, associer le FEMISE à ses actions d’assistance technique aux pays partenaires.

Il en sera particulièrement ainsi s’agissant des actions que la BEI mènera au sein du futur « Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée » (CMIM). Le Centre de Marseille sera en effet une plateforme d’assistance à modernisation des politiques publiques des pays partenaires regroupant, avec la BEI, les principaux acteurs du développement en Méditerranée dont la Banque Mondiale, plusieurs institutions financières bilatérales européennes, des organismes des Nations Unies (PNUD, PNUE, PAM, ONUDI, etc.) et des institutions académiques (dont le FEMISE et l’ETF de Turin).

A propos du FEMISE
Le FEMISE regroupe en réseau 80 instituts de recherches en sciences économiques, venant de 14 pays de l’Union européenne et de 10 pays partenaires, spécialisés dans les questions relatives au développement socio-économique des pays méditerranéens. Le réseau est animé conjointement par l’Economic Research Forum du Caire et par l’Institut de la Méditerranée basé à Marseille. Plus d’informations sur le site : www.femise.org.
Le partenariat renforcé FEMIP-FEMISE, financé par le Fonds Fiduciaire FEMIP, amplifie l’accord de coopération, signé en mars 2006, qui avait permis des échanges entre les deux institutions sur les conditions du développement économique et social des pays partenaires et fait participer la FEMIP à la définition du programme de travail du FEMISE.

A propos de la FEMIP
La FEMIP (ou Facilité Euro-Méditerranéenne d’Investissement et de Partenariat) a été créée en octobre 2002, à la demande du Conseil européen de Barcelone, pour renforcer et amplifier l’action de la BEI envers les pays partenaires méditerranéens. Elle est aujourd’hui l’acteur de référence du développement en Méditerranée avec pour priorités le développement du secteur privé local et la mise en place d’un environnement favorable aux investissements. En six années, la FEMIP a investi plus de 8,5 milliards d’€ dans 125 projets d’envergure, soutenu le développement de 1.770 PME locales et consacré près de 100 millions d’€ à 113 opérations d’assistance technique et études. Pour plus d’informations, voir : http://www.eib.org/projects/regions/med/index.htm.

Contacts pour la presse :
Henry Marty-Gauquié, Représentation de la BEI en France :
tél : +33 1 55 04 74 55 ; courriel : h.marty@bei.org.
Nick Antonovics, Bureau de la BEI à Bruxelles :
tél : +32 2 235 00 84 ; GSM : +32 475 551 205 ; courriel : n.antonovics@bei.org

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07/2009 Un document de Leila Zlaoui de la Banque mondiale
Préparer l'avenir

Une perspective a long terme  sur la mobilité des personnes et des emplois pour l’ Afrique du Nord et le Proche Orient.
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05/2009 - Renaud Edouard-Baraud
Créativité : les petits aussi montrent l'exemple

L'innovation est un bon modèle pour lutter contre la crise. Cette idée est à la mode aux Etats-Unis, chez les traditionnels innovateurs asiatiques, mais aussi dans des contrées moins visibles sur la carte high-tech.

L'actualité est particulièrement riche au Japon, en Corée et aux USA. Il n'y a qu'à lire les articles du blog Asie sur l'apprentissage par mobile pour les malentendants ou - sur le blog US, les avancées de Mint dans le domaine de la finance personnelle. Mais les innovations ne se limitent pas à ces ténors des nouvelles technologies. Je vous invite à regarder de plus près comment la Nouvelle-Zélande lance un plan triennal pour étendre l'infrastructure de communication haut débit, notamment dans les établissements publics. Le pays suit ainsi l'exemple de son grand voisin, l'Australie.

Un monde asiatique en effervescence...

Autre exemple, L'Inde. L'équipe de L'Atelier a compilé pour vous les principales données au sujet du géant asiatique. Données que vous pouvez retrouver dans un dossier intitulé "L'Indepoursuit sa croissance technologique". Vous pouvez aussi vous arrêter entre l'Inde et l'Australie. L'Atelier s'est en effet intéressé de très près aux actions en cours en Malaisie. Ce pays dont nous parlons abondamment dans nos colonnes a mis sur pied RM60bil, un programme de soutien et de stimulation de l'économie. Et celui-ci passe - entre autres - par le financement d'infrastructures informatiques destinées à favoriser la croissance des PME et TPE.

... et au niveau européen

Sont également au programme la garantie de prêts bancaires. A quelques centaines de kilomètres de Kuala Lumpur. Plus près de chez nous, au Pays de Galles se déroule le projet "Communauty 2.0". L'assemblée galloise a décidé d'envoyer des groupes de volontaires rencontrer les personnes et les entreprises dans les endroits les plus démunis du pays afin de favoriser le déploiement des technologies digitales. Enfin, au niveau européen, les innovations se bousculent, que ce soit au niveau de l'apprentissage sur télévision (Enhanced Learning Unlimited, ELU) ou d'e-Procure, une plate-forme qui centralise les appels d'offres publics.

Renaud Edouard-Baraud, responsable éditorial de L'Atelier

© 2009, L'Atelier BNP PARIBAS
www.atelier.fr

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05/209 - Déclaration de la MedAlliance
Les acteurs économiques jugent la conjoncture internationale favorable aux pays sud-méditerranéens

Dans une déclaration commune signée à Barcelone le 24 avril 2009 à l'occasion du Board du programme Invest in Med, les représentants de la MedAlliance estiment que la conjoncture internationale est favorable aux pays sud-méditerranéens, et appellent les entreprises européennes à étudier un certain nombre d'opportunités ciblées.
La MedAlliance est le consortium qui pilote le programme Invest in Med, cofinancé par la Commission Européenne. Elle réunit l'ensemble les agences de promotion des investissements de plus de 20 pays des deux rives de la Méditerranée, via le réseau ANIMA ; les chambres de commerce et d'industrie d'Europe et du pourtour méditerranéen, via les réseaux Ascame et EUROCHAMBRES ; ainsi que les confédérations d'entreprise des pays de la zone Méditerranée, via le réseau BusinessMed.
Dans leur déclaration commune, les membres de la MedAlliance soulignent que les pays sud méditerranéens continuent, y compris en 2009, à afficher des taux de croissance soutenus associés à des coûts de production compétitifs, alors que leurs systèmes bancaires apparait plutôt épargné par la crise financière mondiale.
En conséquence, les systèmes financiers de ces pays ont la capacité de soutenir la croissance des entreprises sur leurs marchés, ce qui peut constituer une opportunité à saisir pour des entreprises européennes en recherche de relais de croissance à moindre coût, et de gains de compétitivité.
La déclaration pointe un certain nombre de secteurs précis qui présentent des opportunités immédiates, et à moyen terme. Les membres de la MedAlliance y appellent aussi les autorités publiques et les institutions internationales à créer un effet d'aubaine en déployant des moyens pour le développement de l'investissement et des PME dans ces filières.

Pour en savoir plus, cliquez ici

Invest in Med est un projet de trois ans co-financé par la Commission européenne et lancé le 18 avril 2008. Il est coordonné par ANIMA Investment Network, leader d'un consortium qui réunit Businessmed, Eurochambres, Ascame et leurs partenaires spéciaux l'EPA Euroméditerranée, GTZ, et l'ONUDI. Opérant comme une agence de développement économique centrée sur l'investissement et les partenariats d'affaires, le projet bénéficie à 9 Pays partenaires méditerranéens de l'UE : Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Autorité Palestinienne, Syrie et Tunisie.

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