11/2010 - Plateforme de Dialogue et d’Echange sur le Développement
Le Centre de Marseille pour l’intégration en Méditerranée fait le bilan d'une année d'activités
Créé en octobre 2009, le Centre de Marseille pour l'Intégration en Méditerranée (CMI) a organisé le 18 novembre 2010 sa deuxième assemblée annuelle. Une occasion de réaliser un premier bilan sur ses activités. Le CMI qui œuvre à promouvoir les politiques de développement durable par le biais d’une plate-forme d’échange de connaissances et d’apprentissage collectif emploie aujourd’hui 24 personnes à Marseille.
L’ensemble des partenaires et représentants de pays présents ont souligné l’importance de l’apprentissage en commun et de la formulation d’outils de réflexion innovants par le CMI pour les décideurs politiques comme éléments clés pour favoriser l’intégration et l’emploi dans la région. L’accent a également été mis sur la participation et l’implication du secteur privé et des acteurs non-gouvernementaux dans ce processus, dans un contexte de ralentissement de la croissance économique au niveau mondial.
En un an le CMI a organisé une série de manifestations et déjà livré ses premières études pour permettre ainsi aux décideurs de la région MENA de partager et de mettre en œuvre le savoir et l’analyse de données les plus pertinentes à la formulation de politiques publiques :
- Vingt-deux séminaires conduits ou parrainés par le CMI au total ont eu lieu sur presque tous les programmes, y compris des dialogues avec des Ministres du sud de la Méditerranée.
- Dix de ces événements ont eu lieu en Égypte, en Jordanie, Maroc et en Tunisie, c'est-à-dire chez quatre des cinq membres fondateurs du Centre, issus du Sud de la rive méditerranéenne.
- Quatorze programmes sont maintenant dans leur phase de mise en œuvre.
Les programmes du CMI sont répartis en cinq clusters thématiques
- Développement urbain et spatial
- Environnement et eau
- Compétences, emploi et mobilité des travailleurs y compris les problématiques des jeunes
- Transport et logistique
- Economie du savoir, innovation et technologie.
Les défis du développement dans la région méditerranéenne qui rassemble en 2010 près de 500 millions de personnes sont de plus en plus complexes et doivent répondre aux enjeux liés à l’interdépendance dans de nombreux domaines. Le Centre offre une plate-forme pour des institutions publiques et indépendantes de la région afin de discuter de ces défis, d’apprendre des expériences de chacun et de renforcer les capacités locales, nationales et régionales.
Un aperçu des travaux du CMI (octobre 2009-octobre 2010)
- Fiche d’évaluation sur la gouvernance des universités dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (version préliminaire)
- Un guide pour décideurs politiques sur les technopoles
- Trois documents de politique générale sur les actions d’insertion et de formation professionnelles ; les réglementations de l’emploi ; et la gestion des travailleurs migrants
- Une étude sur la protection sociale des travailleurs migrants temporaires
- Une étude sur la portabilité des pensions, du système de santé et d'autres prestations sociales
- Un rapport sur la gestion des migrations dans la région méditerranéenne
- Un inventaire des institutions du sud de la Méditerranée (sur le développement urbain stratégique et les villes et changements climatiques)
- Deux séminaires débats organisés par le CMI sur les thèmes de l’intégration régionale et les choix de politiques publiques basés sur des données probantes
- Quatre conférences de presse
- Quatre e-lettres en Arabe, en Anglais et en Français
Dans le prolongement de cette assemblée annuelle une conférence intitulée « vers une économie de la connaissance dans la région méditerranéenne » a également eu lieu soulignant l’importance pour les pays de la région à définir des stratégies avancées de développement y compris de financement fondées sur les technologies de communications et de l’information, l’éducation et l’innovation dans un climat propice à l’investissement.
Sur le CMI
Le Centre fut créé à partir d’un protocole d’entente établi par les membres fondateurs qui incluaient, à la fin de l’année 2010, l’Egypte, la France, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Tunisie, ainsi que la Banque européenne d’investissement et la Banque mondiale. D’autres accords de collaboration avec des pays et des partenaires sont en cours de préparation.
Pour en savoir plus : www.cmimarseille.org
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