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02/2010
Maroc :la Banque mondiale engage 200 millions de dollars pour élargir l’accès aux services financiers (CPS – Country Partnership Strategy)

Rabat, le 26 janvier 2010 – Le Conseil d'Administration du Groupe Banque mondiale a discuté et approuvé, à l’unanimité, la nouvelle Stratégie de Partenariat avec le Maroc (CPS – Country Partnership Strategy) pour les quatre prochaines années (2010-2013).
Le CPS est un cadre de coopération flexible, qui définit les axes du programme de développement sur lesquels le gouvernement marocain, la Banque mondiale et la Société Financière Internationale travailleront en partenariat. Ce cadre identifie les domaines d’intervention du Groupe Banque Mondiale au Maroc.
La nouvelle stratégie soutient trois axes thématiques qui embrassent les priorités de développement du pays : (i) Renforcer la croissance, la compétitivité et l’emploi ; (ii) Améliorer l’accès aux services de base ; (iii) Assurer un développement soutenable dans un contexte de changement climatique. La gouvernance et la territorialité constituent deux thèmes transversaux prioritaires.
Le CPS assure la continuité de l’appui du Groupe Banque Mondiale au Maroc en développant les opportunités d’extension de son engagement et son élargissement à de nouveaux domaines. Outre la consolidation des objectifs stratégiques de la précédente Stratégie de Coopération (CAS 2005-2009), le CPS privilégie la sélectivité dans l’engagement de l’institution et focalise le programme de partenariat sur les activités pour lesquelles la Banque mondiale peut apporter une valeur ajoutée. En effet, la Banque apportera principalement son soutien pour faire face aux contraintes structurelles et aux défis de long terme, en particulier en ce qui concerne la mise en œuvre des réformes.
La préparation du CPS a occasionné des consultations extensives avec de nombreuses organisations de la société civile, des jeunes, des académiques, des représentants du secteur privé, et d’autres bailleurs de fonds. Ces rencontres ont permis des échanges de vue directs et francs et l’affinement des diagnostics en matière d’opportunité et de contrainte
Lors de la réunion du Conseil, les administrateurs ont salué le processus de réformes mené par le Maroc et félicité le Gouvernement pour la prudence de ses politiques macroéconomiques, de sa gestion de la dette publique, et pour ses succès dans le domaine des réformes structurelles au cours des années passées. Ils ont par ailleurs réitéré que le Maroc reste confronté au défi d’accélération du rythme de croissance, de création d’emploi, et de compétitivité, et au besoin de renforcer rapidement ses résultats en matière de santé, d’éducation, et de protection sociale.
Ce CPS reflète le partenariat solide qui existe entre le gouvernement marocain et l’institution. La Banque mondiale est s’engagée à accompagner le Maroc dans son processus de réformes, à appuyer son agenda de développement et à mettre son savoir et son expérience internationale au service de l’ensemble du pays”, a déclaré M. Mats Karlsson, Directeur du Département Maghreb à la Banque mondiale.
Le CPS propose un scénario de financement avoisinant 600 millions de dollars par an. Ce financement complémente les travaux d’assistance technique et de transfert de connaissances qui structure le programme de la Banque mondiale au Maroc. La Société Financière Internationale concentrera ses contributions d’investissement et de conseil, en priorité dans le domaine du secteur financier et des infrastructures.  
En concomitance avec l’approbation du nouveau CPS, le Conseil d’administration a également approuvé un Prêt de Politiques de Développement (PPD), d’un montant de 200 millions de dollars, pour l’amélioration de l’accès aux services financiers au Maroc. Avec un appui financier et technique, ce deuxième PPD pour l’appui au développement du secteur financier a pour objectif de soutenir les efforts du gouvernement dans l’élargissement de l’accès des ménages et des petites et moyennes entreprises au financement, tout en préservant la stabilité du système financier. Un accent particulier sera porté sur le renforcement de la régulation et la supervision financière et sur la gestion efficace des risques.
Ce projet s’inscrit dans le droit fil du nouveau Cadre de Partenariat Stratégique (CPS 2010-2012) et contribuera particulièrement à renforcer la croissance et la compétitivité de l’économie marocaine.
“Le Maroc a entrepris plusieurs réformes concluantes et judicieuses aussi bien au niveau politique, économique que social, permettant ainsi une plus forte croissance et une réduction de la pauvreté tout en favorisant une meilleure intégration régionale et internationale. Le secteur financier marocain est en tête de file des plus performants de la région du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord, de par sa forte résistance aux chocs externes. Avec ce PPD, de nouvelles réformes vont être lancées pour renforcer le positionnement du secteur et en élargir l’accès. », a ajouté M. Mats Karlsson.

Pour plus d’information sur le CPS et sur les activités de la Banque mondiale au Maroc, visiter : www.banquemondiale.org/ma

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23-24/10/2009 - Tanger - Maroc
3e édition - Euromed-Capital Forum
Préparer le rebond dans un monde instable

Le financement en fonds propres des PME nécessite des actionnaires stables sur le moyen terme, actifs, apportant une vision industrielle et stratégique aux entreprises financées - ainsi que des réseaux internationaux.
Le rôle moteur des fonds de Capital-Investissement régionaux
De nouvelles opportunités de croissance en Afrique du Nord et au Moyen-Orient

Les participants
Une centaine d’acteurs présents en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ou qui envisagent d’y investir :
• Dirigeants de Petites et Moyennes Entreprises
• Responsables de filiales implantées localement
• Gestionnaires de fonds de Capital Investissement

Les principaux thèmes
• L’essor des fonds d’investissement régionaux au Maghreb : un partenariat gagnant-gagnant avec les PME
• Le Capital Investissement au Maroc : 10 ans de succès, témoins de la maturité de cette Industrie sur la rive Sud
• Le Capital Investissement en Egypte et au Moyen-Orient : une nouvelle dynamique pour les entrepreneurs
• Infrastructures, développement durable et Partenariat Public-Privé (PPP)
• Zones franches et clusters industriels en Méditerranée : un tremplin pour la reprise ?

Des ateliers sectoriels PME avec les acteurs qui comptent
• Equipements automobile et aéronautique
• Agri-business
• Logistique & Packaging
• Systèmes d’information & Outsourcing

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07/2009 Oxford business group
Maroc : Rentrer Chez Soi
in english

Les travailleurs expatriés marocains, connus sous le nom de Marocains résidant à l'étranger (MRE) font partie intégrante de l'économie du royaume. En effet, chaque année, ceux-ci envoient vers leur pays des milliards de dollars, en investissant dans l'immobilier et sur le marché boursier de Casablanca, ainsi qu'en soutenant financièrement leur famille et leurs amis. Toutefois, cette année, pour la première fois en dix ans, le flux de trésorerie devrait chuter. Confronté au ralentissement économique des pays de l'Europe et du Golfe, le gouvernement marocain revoit à la baisse ses attentes en matière d'envois de fonds et réduit les frais liés aux transferts d'argent.
Les envois de fonds sont devenus l'une des plus importantes sources de devises étrangères au Maroc et contribuent à 9.6% du PIB. Après avoir atteint des sommets en 2007 (55 milliards de dinars ou 4.9 milliards d'euros), les rentrées ont chuté. Selon les statistiques du ministère de l'Economie et des Finances, soutenu par une forte croissance de 32.5% enregistrée au cours des six premiers mois de l'année, le ralentissement ne fut que léger en 2008 - de l'ordre de 2.4% et les envois de fonds atteignaient les 54 milliards de dinars (4.9 milliards d'euros). Cependant, les chiffres préliminaires prévus pour 2009 brossent un tableau plus sombre. En effet, au cours du premier trimestre, les envois de fonds ont chuté de 15.5% et le ministre des Finances, Salaheddine Mezouar, lors d'un discours devant la Chambre des conseillers (la chambre haute du parlement marocain), a souligné que compte tenu du climat économique actuel, il s'attendait à ce que les rentrées de fonds atteignent, cette année, seulement la barre des 45 millions de dinars (4 milliards d'euros), soit une baisse de près de 15% par rapport à 2008.
Pour M. Mezouar, cette chute est liée au resserrement de la zone euro - destination de la plupart des travailleurs marocains. Etant donné que la France et l'Espagne sont toutes deux entrées en récession et que des secteurs comme la construction, qui emploient de nombreux MRE, s'épuisent, la demande en travailleurs étrangers baisse et moins d'argent est à gagner. Toutefois, 45 millions de dinars (4 milliards d'euros) constituent une somme conséquente et le gouvernement prend des mesures afin de faciliter les transferts de fonds. Par exemple, en août dernier, avant même que le ralentissement économique ne se confirme, le Maroc a signé un accord visant à effectuer des transferts monétaires électroniques grâce à une technologie élaborée par l'Union postale universelle, l'agence spécialisée des Nations Unies en charge des services postaux. L'Egypte, la Jordanie, le Qatar, la Syrie, la Tunisie, l'UEA et le Yémen utilisent cette technologie qui tend à faciliter l'accès aux services de transferts officiels pour les populations rurales. En mai, Mohammed Ameur, le ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l'étranger, a annoncé que les banques marocaines proposeraient gratuitement des services de transferts d'argent aux MRE jusqu'à la fin de l'année 2009. De plus, les banques appliqueront le taux de change le plus bas et rééchelonneront les crédits des personnes affectées par la crise. Ces mesures sont profitables à toutes les parties : les MRE et le gouvernement tirent de plus grands profits des fonds envoyés et les banques voient des expatriés ouvrir des comptes au sein de leurs réseaux qui prennent rapidement de l'ampleur aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du royaume.
La souplesse dont font preuve le gouvernement et les banques est témoin de la dépendance du pays aux envois de fonds, aux niveaux micro et macro. Les envois de fonds soutiennent les familles, en complémentant les salaires perçus localement et en augmentant le pouvoir d'achat. Les investisseurs expatriés font également figure de moteur clé à une plus large échelle : ce sont eux qui effectuent les plus importants investissements étrangers sur le marché boursier de Casablanca. Bien que les investissements étrangers n'aient que légèrement augmenté en 2008 (ils représentaient respectivement 25.7% et 27.5% de l'ensemble des investissements étrangers en 2007 et en 2008), la participation des MRE s'est, quant à elle, fortement accrue. Selon les statistiques du Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM), les Marocains expatriés représentaient 71.5% des investisseurs, contre 58.1% en 2007. Les investisseurs français, qui se situent au second rang, représentaient 14.5% des investisseurs. La participation des expatriés demeure élevée malgré le ralentissement économique et elle rend compte des liens solides qui unissent la communauté et son pays.
Les MRE envoient non seulement des fonds vers leur pays, mais lorsqu'ils rentrent au royaume, ils y dépensent directement leur argent. En effet, ils sont les plus importants « visiteurs » annuels - 3.7 millions sur un total de 7.9 millions de visiteurs accueillis en 2008. Les touristes français, qui se situent au deuxième rang, ne comptent que pour la moitié, soit 1.7 million. Etant donné que le tourisme contribue à 6% du PIB et qu'il est le deuxième secteur qui créé le plus d'emplois dans le royaume, le gouvernement travaille sans relâche afin d'inciter les expatriés à rentrer au pays. Bien que nombreux Marocains expatriés soient revenus au royaume en 2008 - 300,000 « visiteurs » supplémentaires ont été enregistrés, les indicateurs pour 2009 ne semblent pas aussi encourageants. En effet, aucune statistique relative exclusivement aux MRE n'est disponible, mais le nombre de visiteurs est passé de 13% en 2007 à 6% en 2008. Les touristes continuent de se rendre au Maroc, mais leurs séjours sont plus courts et leurs dépenses réduites.
En outre, le gouvernement espère que certains MRE reviennent s'installer dans le royaume, ou au moins y achètent des maisons secondaires. Le ministère des Finances et le ministère en charge de la communauté marocaine résidant à l'étranger ont élaboré un plan afin d'octroyer des crédits immobiliers adossés à la garantie aux personnes achetant des maisons. En élargissant le programme Damane Sakane, un outil d'aide à l'acquisition immobilière destiné à la classe moyenne, aux Marocains expatriés, le gouvernement octroiera à ces derniers des crédits compris entre 300,000 dinars (27,000 euros) et 800,000 dinars (71,000 euros). Cette promesse de crédits tentera certainement quelques MRE qui peinent à gagner de l'argent en Europe. Toutefois, il est peu probable que l'émigration cesse d'aussitôt. Tant que le Maroc ne sera en mesure d'offrir des infrastructures, un environnement novateur et des salaires compétitifs pour attirer les travailleurs, les Marocains continueront à chercher de meilleures possibilités à l'étranger.

Home is Where the Heart Is

Moroccan expatriate labourers, known as MREs (Marocains résidents à l'etranger), are an integral part of the kingdom's economy, annually sending billions of dollars back to the country by way of investing in real estate and the Casablanca Stock Exchange, and supporting family and friends. But this year, for the first time in a decade, the cash flow is expected to decline. Faced with the contraction of European and Gulf economies, the Moroccan government is readjusting expectations for remittance flows and easing charges for money transfers to the country.
Remittances have become one of Morocco's most significant sources of foreign currency, contributing 9.6% to GDP, but after reaching a high of Dh55bn (€4.9bn) in 2007, receipts have dropped. Bolstered by a strong growth of 32.5% in the first six months of the year, the decline was only slight for 2008 - down 2.4% to Dh54bn (€4.9bn), according to statistics from the Ministry of Economy and Finance. But both preliminary and predicted numbers for 2009 paint a bleaker picture. In the first quarter, remittances were down 15.5%, and the finance minister, Salaheddine Mezouar, speaking to the House of Advisors (Morocco's upper house of parliament), noted that given the current economic climate, he expects inflows to reach only Dh45m (€4bn) this year, a decline of about 15% from 2008.
Mezouar linked the drop to the tightening of the Eurozone, the destination of most Moroccan labourers. With France and Spain both suffering from the recession, and sectors like construction, where many of the MREs work, drying up, there is less demand for foreign workers and less money to be earnt. Still, Dh45m (€4bn) is a significant sum and the government is making moves to make it easier to transfer funds. Last August, even before the downturn had really hit, Morocco signed an accord to set up electronic money transfers though technology developed by the Universal Postal Union, the UN's postal agency. Egypt, Jordan, Qatar, Syria, Tunisia, the UAE and Yemen all use the technology, which aims to give easier access to formal transfer services to rural populations. Following this development, in May, the deputy minister in charge of the Moroccan community abroad, Mohammed Ameur, announced that Moroccan banks will provide free-of-charge services on money transfer operations in favour of MREs through the end of 2009. Additionally, the banks will apply the lowest rate of change and will reschedule debts for those affected by the downturn. These moves benefit all of the parties involved: MREs and the government receive more of the money remitted, and the banks get expatriates to open accounts in their rapidly expanding networks both in and out of the Kingdom.
The flexibility of the government and the banks is evidence of the country's reliance on remittances on both micro- and macro-levels. Expatriate funds support individual families, supplementing locally earned salaries and increasing spending power. MRE investors are also a major driver on a larger scale, as the largest overseas contributors to the Casablanca Stock Exchange. In fact, although overseas investments grew only slightly in 2008 (up to 27.5% of all investments from 25.7% in 2007), MRE participation increased significantly. According to statistics from the Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM), MREs accounted for 71.5% of investors, up from 58.1% in 2007. The next closest, the French investors, accounted for 14.5% the total. The fact that expatriate participation remains high despite the downturn is a sign of the strong links the community has to the country.
In addition to sending money back, MREs also return to the Kingdom and spend money directly. Indeed, they make up the biggest contingent of annual "visitors" - 3.7m out of a total of 7.9m in 2008. French tourists, the next largest group, were less than half that, at 1.7m. With tourism contributing 6% to GDP and acting as the second-largest employer, the government is working hard keep expats coming back. Although MRE arrivals remained robust through 2008, with 300,000 more "visitors" coming, overall indicators for 2009 have not been very encouraging. There are no statistics available exclusively on MREs, but growth in arrivals slowed from 13% in 2007 to 6% in 2008. Tourists are still travelling to Morocco but taking shorter breaks and spending less.
Furthermore, the government hopes that some of the MREs might actually stay, or at least buy second homes in the Kingdom. A new plan by the Ministry of Finance and the Ministry in Charge of the Moroccan Community Living Abroad will give guaranteed loans for individuals to buy homes. By extending Daman Sakane, the programme to help middle-class Moroccans with home ownership, to MREs, the government will guarantee loans between Dh300,000 (€27,000) and Dh800,000 (€71,000). The promise of loans might tempt some MREs struggling to earn money in Europe, but it is unlikely that emigration will stop any time soon. Until Morocco can deliver the infrastructure, innovative environment and competitive wages to lure workers back, people will continue to search out better opportunities.

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02/2009
L’agence ACIM élargit ses actions de formations au Maroc en 2009

Avec le soutien du ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies du Maroc, ACIM lance ses actions de formation avec les principaux acteurs marocains de l’accompagnement à la création d’entreprises et du microcrédit.
Dès le premier trimestre 2009, des actions sont lancées avec les institutions suivantes :
- Formation de conseillers spécialisés en création d’entreprises de l’Agence nationale pour l’emploi, l’Anapec
- Formation d’accompagnateurs à la création d’entreprise de la Fondation création d’entreprises de la Banque populaire du Maroc et du Réseau Maroc Entreprendre
- Formation d’accompagnateurs issus de la Fondation de microcrédit Zakoura.
L’intervention d’ACIM vise à renforcer les capacités d’intervention des agences d’accompagnement à la création d’entreprises, avec lesquelles des conventions de partenariats sont en cours notamment sur les thématiques telles que le développement local, le réseautage, la communication et la motivation des accompagnateurs auprès de leurs porteurs de projets potentiels.
Ces actions ont reçu le soutien du ministère français de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire et de l’Ambassade de France au Maroc.

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09/2008 La Banque mondiale et la Société financière internationale publient leur 6e rapport annuel sur l’environnement des affaires, Doing Business 2009
Les réformes réglementaires s’accélèrent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Selon  Doing Business 2009, la sixième édition d’une série de rapports annuels publiés par la Société financière internationale et la Banque mondiale, la région Moyen-Orient et Afrique du Nord continue d’assouplir la réglementation des affaires. Dans les deux tiers des pays de la région, le rapport recense 27 réformes dans ce domaine entre juin 2007 et juin 2008.
Pour la cinquième année consécutive, c’est dans le domaine de la création d’entreprise que les réformes ont été les plus nombreuses dans la région, avec des améliorations dans neuf pays. Le Yémen a adopté l’une des réformes les plus ambitieuses, en réduisant le capital minimum requis pour créer une entreprise – antérieurement le deuxième plus élevé du monde - et en créant un guichet unique à cet effet. L’Égypte, le Maroc, la Tunisie, les Émirats arabes unis et la Cisjordanie et  bande de Gaza ont introduit des réformes dans le second domaine où les réformes sont les plus nombreuses et qui est lié à l’amélioration du registre d’information sur le crédit.
Le classement Doing Business 2009 place le Maroc à la 128éme place sur 181 pays alors qu’il occupait la 129éme place. Malgré ce classement, le Maroc a réalisé des réformes importantes qui ont contribué à améliorer son score dans trois indicateurs : Information sur le crédit (accès des emprunteurs aux renseignements utilisés par les banques pour établir leur degré de risque), Paiements des impôts (réduction de l’IS de 35 a 30%), Commerce transfrontalier (simplification des documents obligatoires à l’import et à l’export).
Le rapport Doing Business 2009 montre qu’en comparaison avec les autres pays de la région, le Maroc obtient de bons résultats concernant les procédures administratives, mais enregistre un score relativement faible dans les indicateurs mesurant l’adéquation du cadre légal aux besoins du développement économique. Ainsi, le pays est relativement bien placé dans les indicateurs qui concernent la création d’entreprise, l’obtention des autorisations administratives et l’import/export.

Le Maroc reste, cependant, mal classé dans les indicateurs en relation avec le code du travail, la protection des actionnaires minoritaires dans le droit des sociétés commerciales, le droit des suretés ou le fonctionnement des tribunaux de commerce et le code de procédure civile.

Le Maroc dispose ainsi d’une marge importante pour améliorer la réglementation des affaires et consolider le dynamisme que connaît actuellement son économie. Des progrès indéniables ont été enregistrés dans plusieurs aspects essentiels à l'investissement, et qui ne sont pas pris en compte par les indicateurs Doing Business 2009. Plusieurs réformes engagées récemment seront reflétées dans les prochaines éditions de Doing Business. Il s’agit notamment de la création d’un Crédit Bureau visant à améliorer l’information sur les emprunteurs, la nouvelle Loi sur les sociétés anonymes qui devrait se concrétiser avec l’adoption des décrets et des circulaires, la modernisation des Centres Régionaux d’Investissement et la déclinaison régionale des indicateurs Doing Business.
Le gouvernement a également adopté une démarche plus globale de réforme à travers notamment le Pilier "Environnement des affaires" de la nouvelle stratégie Émergence. Ces initiatives permettront de créer de meilleures conditions pour le développement des entreprises et renforcera le dynamisme et le programme des réformes économiques.

Pour interpréter les données statistiques du rapport, il convient de tenir compte des limites qui caractérisent la méthodologie de Doing Business. Doing Business classe les pays en fonction de dix indicateurs de la réglementation des affaires. Ceux-ci relèvent les délais et les coûts d’application de la réglementation nationale relative à la création, l’exploitation et la fermeture d’une entreprise, au commerce transfrontalier et à la fiscalité des entreprises. Les classements ne considèrent pas la politique macroéconomique, la qualité de l’infrastructure, la volatilité des taux de change, les perceptions des investisseurs, ni les taux de criminalité.

« Les pays ont besoin de règles efficaces, faciles à appliquer et accessibles à tous ceux qui les utilisent. Sinon, les entreprises sont prisonnières d’une économie informelle et non réglementée, où elles ont difficilement accès au crédit, recrutent moins d’employés, et où les travailleurs ne sont pas protégés par le droit du travail », a déclaré Michael Klein, Vice-président pour le développement financier et du secteur privé de la Banque mondiale/SFI. « Doing Business encourage à adopter de bonnes réglementations, qui offrent une meilleure base de développement aux entreprises que les relations personnelles », a-t-il ajouté.

Doing Business classe 181 pays en matière de facilité de faire des affaires. Les 25 à la tête du classement sont, dans l’ordre décroissant, Singapour, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis, Hong Kong (Chine), le Danemark, le Royaume-Uni, l’Irlande, le Canada, l’Australie, la Norvège, l’Islande, le Japon, la Thaïlande, la Finlande, la Géorgie, l’Arabie saoudite, la Suède, le Bahreïn, la Belgique, la Malaisie, la Suisse, l’Estonie, la République de Corée, Maurice et l’Allemagne.

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03/2008 - Revue de presse du 16 janvier 2008
Microfinance : accord entre Jaïda SA et International Finance Corporation

• Le Matin du Sahara.
Microfinance : Accord entre Jaïda S.A. et International Finance Corporation.

• L’Economiste.
Le fonds Jaïda décroche 170 millions de DH.

• Libération.
Convention entre JAIDA et l'IFC : 170 millions de DH pour la promotion du secteur de la microfinance.

• Wanadoo.
"Jaïda" et la SFI signent une convention de garantie portant sur 170 millions de dirhams.

• Al Bayane.
Microcrédit : Garantie d'investissement de 170 millions de DH : Jaïda et ICF signent une convention.

• Aujourd’hui le Maroc.
Microfinance : Une convention au service des plus démunis.

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12/2007
Nouvelle étude de la Banque mondiale :
"Se soustraire à la pauvreté au Maroc"


L’objectif de cette étude est de comprendre quelle est la combinaison de facteurs individuels, familiaux, communautaires et nationaux qui aiderait la population à se soustraire d'une situation de pauvreté et à ne plus y retomber.

Cette étude est le fruit d’un travail d’équipe. Après avoir adapté la méthodologie développée pour l’étude internationale comparative sur le thème de la mobilité dans 15 pays intitulée: Moving out of Poverty: Understanding Freedom, Democracy and Growth from the Bottom Up, des travaux de terrain ont été réalisés par une équipe marocaine de recherche. Ces chercheurs ont utilisé une combinaison d’entretiens avec des informateurs clés, de discussions de groupes avec des hommes, des femmes, et de jeunes, et de récits individuels de vie.

Principales conclusions de l’étude :

  • Les ménages pauvres s’en sortent mieux dans des communautés urbaines plus larges et/ou prospères : Les communautés plus larges et urbaines offrent plus d’opportunités et de services.  La capacité des ménages à diversifier les sources des revenus dépend en grande partie de l’éventail des opportunités économiques de leur communauté, et ceci semble lié à la taille des communautés ainsi qu’à une infrastructure et des services relativement meilleurs.

  • La diversification économique est essentielle à la mobilité, compte tenu de la volatilité et des moyens d’existence fondamentaux tels que l’agriculture et l’absence de filets sociaux formels : Les opportunités pour combiner un emploi saisonnier ou salarié avec d’autres sources de revenus sont corrélées à une plus grande mobilité, tandis que la dépendance aux revenus agricoles est corrélée avec une faible mobilité.

  • La migration étrangère et intérieure demeure essentielle pour la mobilité des ménages et le bien-être de la communauté : Les communautés prospères ont investi dans la migration à l’étranger et bénéficié en retour d’une demande accrue pour des biens et services de la part des ménages enrichis par les envois de fonds.

  • L’accès au capital, par le biais des banques, des associations de microcrédit, ou de l’héritage contribue au bien-être et à la mobilité des ménages : L’accès au crédit a permis aux familles d’investir dans des activités productives, ou d’acquérir des avoirs tels que des maisons tout autant pour la sécurité psychologique qu’économique.

  •  La corruption et le clientélisme affectent le secteur public et le secteur social. Ils représentent la face obscure du capital social, et sont des facteurs inhérents de discrimination vis-à-vis des ménages les plus marginalisés—ce qui limite encore davantage leurs chances de s’améliorer et de se soustraire à la pauvreté.

  •  L’infrastructure et les services sociaux sont importants pour le bien-être des ménages et des communautés : L’expansion des réseaux d’eau potable et de l’électricité aux communautés pauvres a nettement amélioré la perception du bien-être.

  •  L’éducation est centrale pour trouver un bon emploi, démarrer une entreprise à succès, et atteindre l’autonomie personnelle : L’éducation est toujours considérée comme une étape essentielle de mobilité ascendante, même si les parents sont d’avis que la qualité de l’enseignement et la motivation des enseignants a précipitamment baissé.

  • Le rôle économique que les femmes jouent dans leur ménage peut avoir un impact décisif sur le patrimoine familial : Les ménages ne sont pas des unités économiques homogènes.  Leurs richesses varient selon que les membres féminins du ménage jouent un rôle économique indépendant.

  •  Sans filets sociaux formels, rares sont les ménages qui sont immunisés contre le risque de mobilité descendante : Le manque de filets sociaux formels, sous forme d’assurance et d'assistance sociales et de soins de santé abordables, peut être catastrophique pour les ménages.  Ils n’ont aucun recours en cas de maladie ou de chômage.

  • La pauvreté est multidimensionnelle : Une conclusion claire de l’étude est que la pauvreté implique de multiples formes d’exclusion – des services, des réseaux sociaux, et du pouvoir, et que le bien-être ne dépend pas seulement du revenu mais du sentiment d’inclusion et de dignité.

http://go.worldbank.org/APY8YTGXD0

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12/2007
Maroc : microcrédit en faveur des populations des bidonvilles

Le Comité des Etats étrangers de l’AFD a approuvé l’octroi d’un prêt de 10 millions d’euros à l’association de microfinance marocaine AL AMANA pour le financement d’un produit de microcrédit lié au logement des populations des bidonvilles.

L’habitat insalubre concerne environ 3 millions de personnes au Maroc, soit 10% de la population totale. Devant l’urgence provoquée par cette situation, un ambitieux programme « Villes sans bidonvilles » a été lancé en octobre 2003 pour résorber la totalité de ces bidonvilles d’ici 2010. Ce programme offre des solutions de restructuration ou de relogement aux populations, qui doivent cependant  en supporter le coût.

Créée en 1997, AL AMANA est l’une des treize associations de microfinance du Maroc. Fin 2006, elle comptait 2.000 agents et 402.000 clients et son portefeuille crédit dépassait 1,8 milliard de dirhams. Le concours de l’AFD permettra à AL AMANA de développer un produit innovant de financement du logement. Il bénéficiera à 60.000 habitants, en générant un volume de crédits de 30 millions d’euros d’ici à 2010.

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12/2007 Nouveau rapport de la Banque mondiale
Dans les pays de la région MENA, les femmes chefs d’entreprises contribuent à la croissance

Washington, le 19 octobre 2007 — Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, le climat des affaires et la législation des entreprises dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont bien moins discriminatoires qu’on a tendance à le croire. Mais les comportements sociaux et les autres textes de loi sont ce qui soulève des obstacles pour les femmes à la tête d’entreprises, et ce qui limite leurs possibilités.

« Les entreprises sous le contrôle de femmes sont aussi bien établies et aussi avancées que celles de leurs homologues masculins », note à cet égard Daniela Gressani, vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord. « Il est évident que les femmes chefs d’entreprises jouent un rôle bien plus important dans les économies de la région qu’on ne le pensait auparavant, mais elles sont encore trop peu nombreuses. »

Intitulé The Environment for Women’s Entrepreneurship in the Middle East and North Africa Region(Contexte de l’entreprenariat féminin dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord), le rapport s’attend, avec l’ouverture générale des économies et la réforme du climat des affaires, à ce qu’il y ait moins d’obstacles et plus d’opportunités pour tous les investisseurs, et les femmes en particulier. Et s’il est vrai que davantage d’obstacles peuvent encore se poser aux femmes chefs d’entreprises qu’à leurs homologues masculins, conclut-il, le contexte économique et juridique est bien moins discriminatoire qu’on ne le pensait.

Il repose sur une enquête menée dans huit pays de la région MENA auprès de plus de 5 100 entreprises contrôlées par des hommes et des femmes. Les unes comme les autres obtiennent des résultats analogues en termes de ventes et de valeur ajoutée par employé, Mais celles contrôlées par des femmes ont accru leurs effectifs plus vite que les autres ces dernières années dans quatre cas (Arabie saoudite, Cisjordanie et Gaza, Égypte et Jordanie).

« Les femmes n’ont toujours pas autant accès aux opportunités économiques », fait néanmoins observer Mustapha K. Nabli, économiste en chef de la Banque pour la Région MENA. « De même qu’elles se heurtent encore à plus d’obstacles sur le marché du travail et en dehors, en dépit de progrès au plan éducatif, les femmes font face à un surcroît d’obstacles dans le contexte de l’environnement des entreprises, en dépit de leurs capacités et de leur sens des affaires. »

Selon le rapport, les comportements sociaux qui découragent l’emploi des femmes peuvent être des obstacles à ce niveau, et certaines lois, comme celles exigeant qu’une femme ait la permission de son mari pour pouvoir voyager, peuvent entraver aussi bien les chances offertes aux femmes que l’application des autres textes régissant l’activité des entreprises. Il est intéressant de noter que l’accès aux financements n’est pas mentionné dans le rapport comme un obstacle de nature discriminatoire pour les femmes, car c’est un problème important qui se pose autant pour les hommes que pour elles.

« Un grand nombre de femmes ont des ressources financières et, de plus en plus aussi, un bon niveau d’instruction », ajoute Nadereh Chamlou, conseillère senior à la Région MENA et principal auteur du rapport. « Dans le contexte d’un climat plus facile pour l’investissement, elles ont plus de chances de monter une affaire au niveau du secteur formel, ce qui peut contribuer à renforcer la concurrence et à diversifier les économies de la région. »

En analysant la situation de firmes contrôlées aussi bien par des hommes que par des femmes, il est possible de cerner les obstacles qui se posent de manière uniforme à tous les propriétaires et ceux qui affectent un des deux groupes en particulier. Les huit pays examinés dans cette étude étaient les suivants : Arabie saoudite, Cisjordanie et Gaza, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie, et Yémen. Parmi les entreprises étudiées, 13 % étaient sous le contrôle principal de femmes.

Dans bien des cas, ces entreprises sont aussi bien établies que celles contrôlées par des hommes, et actives dans autant de secteurs. Plus de 30 % d’entre elles sont de grandes entreprises, employant plus de 250 salariés. Près de la moitié des entreprises figurant dans l’enquête sont à capitaux privés. En Syrie et au Maroc, les deux pays où il existe des données à ce sujet, plus de 65 % des firmes appartenant à des femmes sont aussi dirigées par elles, ce qui bat en brèche l’idée reçue selon laquelle ces femmes propriétaires d’entreprises ne le sont que sur le papier.

Par ailleurs, les firmes sous le contrôle de femmes sont autant à même d’exporter et d’attirer les capitaux d’investisseurs étrangers que celles contrôlées par des hommes. Enfin, elles ont une plus forte proportion de main‑d’œuvre qualifiée, et elles engagent davantage de femmes à des postes de niveau professionnel.

Lire le rapport en PDF

Pour en savoir plus sur les activités de la Banque mondiale dans la région MENA, veuillez visiter www.worldbank.org/mena

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Tunis, Tunisie, du 11-14 décembre 2006
Séminaire sur les services économiques et financiers pour les PME
Comment appuyer de manière efficace la creation et la croissance de la PME ?
Un séminaire organisé par l’Institut Joint Africa (JAI), l'Institut Multilatéral d’Afrique (IMA), en partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI), avec ACIM.

Seminar on finance and business development services for entrepreneurship development.
How to effectively assist SME creation and growth ?
A Seminar organised by JAI and IMA, partnership of ADB, IMF and WB with ACIM.

Intervention de M. Bahammi
Agence Nationale pour la promotion des PME

Le rôle d’une agence nationale des PME pour aider la création et le développement des entreprises, le cas du Maroc.
The role of a national SME agency in supporting enterprise creation and development, the case of Morocco.

Intervention de Abdeljabar Ayadi
Banque Marocaine du Commerce et de l’Industrie (BMCI)

Défis et opportunités pour augmenter l'accès aux finances pour des PME par le factoring.
Challenges and opportunities to enhancing access to finance for SMEs through factoring.



 

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