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10/2008 Oxford Business group
Sénégal : le secteur de la micro finance gagne du terrain
[English]

Si les banques commerciales locales s'affairent à débattre de l'impact de la crise financière mondiale sur leurs opérations en Afrique de l'Ouest, le secteur de la micro finance gagne du terrain au Sénégal, en soutien à une population qui doit surmonter la tempête économique et subvenir à ses besoins quotidiens.
Bien que les institutions financières africaines ne soient pas confrontées à l'effondrement des marchés que connaissent les pays industrialisés, les experts s'inquiètent des effets de l'agitation économique à long terme. Une récession américaine et européenne pourrait entraîner une baisse des exportations africaines, de l'investissement étranger et de l'aide internationale au développement. Par ailleurs, les sommes d'argent reçues sous forme d'envois de fonds provenant des Africains travaillant à l'étranger pourraient être appelées à diminuer. Pourtant, si ces menaces sont sérieuses, il semblerait que les problèmes les plus urgents du continent (la faim et la pauvreté) soient passés sous couvert.
Le 12 octobre dernier, le président sénégalais Aboudalye Wade déclarait que malgré les inquiétudes relatives aux conséquences de la crise économique, le problème majeur auquel les Africains sont confrontés restait la survie. «Je ne dis pas qu'il n'y aura pas de conséquences en Afrique, en particulier en matière d'aide à l'Afrique, mais l'impact en Afrique sera mineur car le plus important pour nos populations et nos agriculteurs est d'avoir assez à manger », a indiqué Mr. Wade à la presse internationale.
Le secteur naissant de la micro finance au Sénégal, qui est destiné à répondre aux besoins les plus pressants de la population pour combler le manque de financement des banques commerciales, s'avère résistant, en dépit des contrecoups que subissent les marchés financiers mondiaux.
Les 15 et 16 Octobre derniers, 18 institutions de micro finance (IMF) et investisseurs internationaux se sont réunis à l'occasion d'une conférence organisée par le ministère de la famille, de la solidarité nationale, de l'entreprenariat féminin et de la micro finance.       
« Si 18 investisseurs de plusieurs pays se retrouvent au Sénégal pour ce forum, cela veut dire qu'il y a quelque chose d'important qui se passe dans le secteur de la micro-finance, qui est un véritable vivier de création de richesse », a déclaré Awa Ndiaye, ministre de la Famille, de la solidarité nationale, de l'entreprenariat féminin et de la micro finance.  « Nous espérons pouvoir répondre à l'attente des investisseurs », a-t-elle ajouté.
Dans une économie où le secteur informel absorbe près de 90% de la main d'oeuvre du pays, la micro finance fournit un appui essentiel pour les travailleurs du secteur informel ainsi que pour les entrepreneurs comme moyen de financement de leurs activités. Le ministère de la micro finance estime que sur une population totale de 12 millions d'habitants, environ 1 million de Sénégalais ont recours à une institution de micro finance. Selon les données publiées par la banque centrale, les 12 premières institutions concentrent plus de 90% de l'épargne et du crédit. Le montant de l'épargne atteint 91 milliards de francs CFA (178 millions de dollars) à la fin 2007, soit une hausse de 24% par rapport à l'année précédente. Quant au crédit, il a progressé de 22% pour atteindre 110 milliards de francs CFA (216 millions de dollars), contre 30 milliards de francs CFA (176 millions de dollars) l'année dernière. A l'heure d'aujourd'hui, le micro crédit compte pour un peu plus de 10% des crédits émis dans l'économie sénégalaise.
Si le taux de pénétration du marché bancaire au Sénégal dépasse à peine 5% de la population, ce résultat ne reflète pas de manière adéquate le dynamisme des services de micro financement. En effet, selon un rapport publié début 2008 par le ministère de la micro finance, le nombre de clients des 12 IMF a augmenté de 17% en 2007, pour atteindre 940 000 individus. Si l'on inclut les microentrepreneurs, le taux de pénétration bancaire frôle alors les 19% de la population active (estimée à 4,5 millions de personnes en 2007), contre 17% en 2006.
«Avec un taux de bancarisation aux alentours de 5% au Sénégal, l'impact potentiel du micro-crédit est significatif. Le développement rapide des institutions de micro-finance témoigne du besoin d'innovation des produits bancaires pour les micro-entrepreneurs ainsi que pour la population rurale. Néanmoins ces institutions doivent gérer leurs risques de manière appropriée » a déclaré Ehouman Kassi, directeur général d'Ecobank Sénégal, à OBG.
Si le nombre de clients servis est en augmentation sensible, une poignée d'IMF se taille la part du lion. Le Crédit mutuel du Sénégal (CMS) constitue le réseau le plus important avec 55% de l'épargne et 44% du crédit à la fin 2007. Il est suivi de l'Union des mutuelles du partenariat pour la mobilisation de l'épargne et du crédit au Sénégal (UM-PAMECAS) qui regroupe environ 21% de l'épargne et 18% du crédit, tandis que l'Alliance de crédit et d'épargne pour la production (ACEP) regroupe 19% de l'épargne et 21% du crédit.
La présence de plusieurs acteurs de poids agit comme une barrière pour l'entrée sur le marché de nouveaux acteurs. Les quelques IMF, dont les débuts remontent à plusieurs années, disposent de grands réseaux, ce qui rend la tâche difficile aux nouveaux arrivants pour se faire connaître auprès des clients.
Un autre trait de la demande locale est que 70% de la population du pays vit dans de petites communautés rurales, ce qui limite la capacité des IMF à disséminer l'information. En conséquence du faible niveau d'infrastructure institutionnelle entre zones rurales, beaucoup d'IMF doivent faire face à des coûts et des impayés élevés en raison du manque de suivi après que le crédit a été octroyé.Tout particulièrement, les problèmes d'accès à l'électricité ou à un réseau télécom dans certaines zones isolées freine le développement des IMF, puisqu'elles se trouvent dans l'incapacité  de communiquer avec leur siège social à Dakar.
Face au manque de services financiers formels, le Sénégal continue sur sa lancée le développement d'instruments financiers innovants pour répondre aux besoins de sa population - une évolution qui pourrait s'avérer inappréciable compte tenu de la crise financière actuelle.

English version

While commercial bankers are debating the potential impact of the global financial crisis on their operations in West Africa, the microfinance industry is gaining momentum in Senegal, supporting the local population in weathering the economic storm, as well as in its more urgent daily struggles.
Though African financial institutions have yet to experience the kind of market collapses as the industrialised world, experts worry about the long-term effects of the economic turmoil. A recession in the US and Europe could lower demand for Africa's exports, hurt foreign investment and reduce foreign aid. In addition, money received in the form of remittances from Africans working abroad could decrease. Yet, as potentially serious as these threats are, there is concern that the continent's more immediate problems - including hunger and poverty - are being sidelined.
On October 12, Senegal's President Abdoulaye Wade said that, despite worries about the fallout from the economic crisis, Africans' most important issue continued to be survival. "I'm not saying that there will not be an effect on Africa, above all on aid to Africa, but the impact on Africa will be minor because for our populations, for our farmers, having enough to eat is what's important," Wade said, as reported by international press.
The emerging microfinance sector in Senegal - which is designed to meet its population's more pressing needs in a way that large commercial banks cannot - is proving resilient, despite the global financial turmoil.
On October 15-16, the Micro-Finance Investor Conference brought together 18 microfinance institutions (MFIs) and international investors under the aegis of the Ministry of Family, National Solidarity, Women's Entrepreneurship and Microfinance. The workshop focused on transparency and availability of information, while providing a forum for bringing together MFIs and investors.     
"If 18 investors from several countries have come to Senegal for this forum, this means that something important is happening in the micro-finance sector, which is a creator of wealth," Awa Ndiaye, Minister of Family, National Solidarity, Feminine Entrepreneurship and Micro-finance, told the conference on October 15. "We are hoping to respond to the expectations of these investors."
In an economy where the informal sector absorbs around 90% of the country's workforce, microfinance provides a crucial link for informal workers and aspiring entrepreneurs to finance their operations. The Microfinance Ministry estimates that - out of a population of 12m - around 1m Senegalese have a banking relationship with an MFI. Statistics from the central bank reveal that the 12 biggest MFIs account for more than 90% of savings and credit. Total savings reached XOF91bn ($178m) at the close of 2007, indicating a 24% growth on the previous year's total of XOF74bn ($145m). Meanwhile, loans grew by 22% - totalling XOF110bn ($216m) compared to last year's XOF90bn ($176m) - and they now account for slightly more than 10% of credit in the Senegalese economy.
Though the official penetration rate of banking services in Senegal is just over 5% of the population, this does not adequately reflect the dynamism of the small-scale financial sector. Indeed, a report published in early 2008 by the Microfinance Ministry revealed that the total clientele of the 12 biggest MFIs grew 17% in 2007 alone, accounting for over 940,000 individuals. If micro-entrepreneurs are counted, the banking penetration rate rises to 19% of the working population (estimated at 4.5m in 2007), up from 17% in 2006.
"With a banking penetration rate of around 5% in Senegal, the potential impact of micro-credit is significant," Ehouman Kassi, director general for Ecobank Senegal, told OBG. "The rapid development of microfinance institutions testifies to the need for innovation in banking products for micro-entrepreneurs as well as for the rural population. Nevertheless, these institutions need to manage their risk in an appropriate manner."
While the number of clients has been growing, a large part of their business is captured by a small number of MFIs. Crédit Mutuel du Sénégal (CMS) accounted for 55% of deposits in the sector and 44% of active loans as of year-end 2007, while Union des Mutuelles du Partenariat pour la Mobilisation de l'Epargne et du Crédit au Sénégal (UM-PAMECAS) managed 21% of deposits and 18% of active loans. Meanwhile, Alliance du Crédit et d'Epargne pour la Production (ACEP) covered 19% of the sector's deposits and 21% of the active loans.
The presence of a number of heavyweights raises the barriers to entry onto the market for new players. The few largest MFIs, who have the longest presence in the market, have the widest branch networks, making it difficult for new entrants to make themselves known to potential clients.
This is significant in light of the fact that 70% of the country's population is considered rural, creating a challenge for microfinance in Senegal in terms of dissemination of information. Weak institutional infrastructure between rural areas means that many MFIs face high costs and default rates due to problems in monitoring borrowers after the loans are granted. In particular, the lack of access of the MFI networks to a stable electricity supply or telecoms infrastructure in certain remote regions has handicapped their development, since they are not able to communicate with headquarters in Dakar.
Despite a dearth of formal financial services, Senegal is continuing to develop innovative financial instruments to answer the needs of its population - which may prove invaluable given the potential fallout from the economic turmoil.

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10/2008 Oxford  Business Group
Sénégal : Financement alternatif
[english]  

Si l'expansion du secteur privé en Afrique de l'Ouest francophone a longtemps été entravée par un accès difficile au crédit, de nouvelles formes de financement voient le jour. Malgré la persistance de difficultés réglementaires, la bonne santé économique du Sénégal et l'accès au marché régional pourrait susciter l'intérêt des fonds privés d'investissement.

La structure des crédits bancaires au Sénégal traduit une dominance nette des crédits à court terme, qui comptent pour a peu près deux tiers de l'ensemble des crédits octroyés. Par ailleurs, les banques ont tendance à favoriser les grosses sociétés, en leur accordant des prêts plus facilement qu'aux petites et moyennes entreprises (PME), car le niveau de garantie requis est souvent élevé. De plus, les banques soutiennent que la majorité des PME ne sont en mesure ni de fournir des comptes financiers fiables ni de proposer des projets viables avalisés par des études de faisabilité, ce qui rend la tâche difficile en termes d'octroi de crédits.

Dans ce contexte, de nouvelles formes de financement sont amenées à jouer un rôle primordial dans le développement économique du pays, et notamment la création de fonds privés d'investissement et des fonds de capital-risque. Les fonds privés d'investissement visent essentiellement des sociétés opérant dans des marchés en voie de libéralisation, affichant des taux de croissance élevés ainsi qu'un environnement des affaires transparent. A cet égard, les fondamentaux économiques du Sénégal sont suffisamment bons pour justifier l'intérêt des fonds privés d'investissement et des fonds de capital-risque.

Avec un taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 5,1% en 2007, dépassant la moyenne de 3,2% affichée par l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), et un volume d'investissement global contribuant à hauteur de 31,8% du PIB (contre 18,5% du PIB en ce qui concerne l'UEMOA), l'économie présente effectivement quelques une des caractéristiques nécessaires à susciter l'intérêt des investisseurs financiers. De surcroît, un sondage récemment conduit par UNIDO note que la stabilité politique du Sénégal et son cadre transparent incitatif aux investissements figuraient en tête de liste des facteurs incitants à l'investissement au Sénégal.

Néanmoins, si les fonds privés d'investissement sont florissants au Maghreb et en Afrique du Sud, leur essor est relativement plus lent en Afrique de l'Ouest, et tout particulièrement dans les pays francophones. Une des raisons pour lesquelles ces fonds réfléchissent à deux fois avant de se lancer au Sénégal est l'incertitude liée à une stratégie de sortie. D'ordinaire, après que l'investissement privé soit arrivé à maturité, au bout de quatre à 10 ans, le fonds cherche à se désengager de la société à travers une introduction en bourse ou la cession du capital à un investisseur stratégique - ou bien à la direction de la société soutenu par un prêt bancaire.

Mais le manque relatif de liquidité et de profondeur de la bourse régionale, la BRVM, ainsi que les défis liés à la cotation en bourse, effraient les investisseurs. Les choses semblent néanmoins s'arranger, sous l'effet de la création d'une division PME sur le marché, qui devrait faciliter la cession des actions.

Malgré tout, un certain nombre de fonds d'investissements privés cherchant des opportunités dans le domaine énergétique, des infrastructures, des services et des mines, ont récemment été mis sur pied, avec pour objectif d'investir dans PME de la région. Ces fonds sont financés par des institutions financières de développement ainsi que des caisses de retraite et des sociétés d'assurance à l'échelon africain et international.

Mis en place à l'origine par le groupe financier CDC (Commonwealth Development Corporation) du Royaume Uni, le fonds public d'aide au développement Norfund de Norvège, la Banque européenne d'investissement (BEI), le Fonds canadien pour l'Afrique (FCA), le Fonds de développement nordique et les institutions financières nationales (Standard Chartered Bank et Ecobank Nigeria), et pour lever une nouvelle génération de fonds d'investissement en Afrique sous la marque Aureos Capital, le Fonds Aureos de l'Afrique de l'Ouest, dénommé Aureos West Africa Fund ou AWAF, a démarré ses activités en 2003 et a financé des projets au Nigéria, le Ghana et le Sénégal. AWAF a investi au total 50 millions de dollars en Afrique de l'Ouest, y compris un investissement de 2,86 millions de dollars dans la Compagnie Sahélienne d'Industries communément appelée Matforce, spécialiste d'équipements en énergie et concessionnaire de véhicules au Sénégal. A l'heure d'aujourd'hui, cette société de gestion de fonds d'investissement s'est engagée dans le financement des projets d'expansion et d'acquisitions de 11 entreprises.

Faisant suite à l'expérience réussie de la première génération de fonds d'investissement Aureos dans trois régions d'Afrique (de l'Ouest, de l'Est et l'Afrique du Sud), un nouveau fonds panafricain dénommé Aureos Africa Fund ou AAF sera lancé cette année. Doté d'un capital de 400 millions de dollars, ce nouveau fonds couvrira l'ensemble des régions d'Afrique. AAF vient de lever plus de 227 millions de dollars en fonds. Il semblerait que cinq investissements pour un total de 40 millions de dollars aient déjà été approuvés par AAF. L'arrivée de ce nouveau fonds devrait susciter un regain d'intérêt de la part des investisseurs dans la région.

L'adoption de certaines mesures réglementaires pourrait également donner un nouvel élan à l'essor des fonds d'investissement. A ce sujet, le Ghana est un exemple parfait démontrant l'impact des incitations fiscales sur les fonds d'investissements. En effet, les dividendes encourus par les fonds d'investissement bénéficient de taux d'imposition allégés, reflétant les hauts risques encourus par ces fonds d'investissement. Actuellement, les négociations sont en cours au niveau de l'UEMOA pour réduire les taux d'imposition auxquels les fonds d'investissement sont soumis dans les autres pays d'Afrique de l'Ouest. La Banque centrale des états de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) est en passe de mettre en oeuvre un cadre réglementaire visant à servir de levier de développement pour les fonds d'investissement, notamment grâce à l'élimination des différentiels en matière d'imposition. Alors que les intérêts, les commissions et autres frais perçus par les banques sont taxés à hauteur de 17%, le secteur soutient que ce taux devrait tenir compte du haut risque lié aux formes alternatives de financement, à l'instar du Ghana.

Avec l'expansion de l'activité des fonds d'investissement en Afrique de l'Ouest francophone, soutenue par les bailleurs de fonds, et renforcée par l'adoption possible d'un nouveau cadre réglementaire, le secteur privé pourrait bientôt bénéficier d'un plus large éventail de stratégies de financement.

Senegal : Alternative Financing

While the development of the private sector in francophone West Africa has long been hampered by difficult access to credit, there are signs that alternative means of financing are increasingly becoming available. Despite ongoing regulatory issues, Senegal's healthy economic performance and access to a regional market could attract new private equity funds.

The structure of banking credits in Senegal reveals a clear dominance of short-term credits, which make up roughly two thirds of total credit. Moreover, banks have a bias towards large companies, which are granted credits with greater ease than the small and medium-sized enterprises (SMEs) sector, as the level of guarantees required is usually very high. In addition, banks generally claim that the majority of SMEs are unable to produce reliable financial accounts and present interesting proposals backed by feasibility studies, all making it increasingly difficult for them to extend credit to companies in this sector.

In this context, alternative forms of financing could play a crucial role in the country's economic development, with the launch of private equity and venture capital funds. Private equity funds usually target companies operating in markets in the process of liberalisation, boasting high growth rates and a transparent business climate. In this respect, Senegal's economic fundamentals are sound enough to justify the interest of private equity and venture capital funds. With a Gross Domestic Product (GDP) growth rate of 5.1% in 2007, ahead of the West African Economic and Monetary Union (UEMOA) average of 3.2%, and total investment at 31.8% of GDP (compared to 18.5% of GDP for the UEMOA region), the economy does present some of the characteristics necessary to attract the attention of financial investors. Additionally, a recent UNIDO poll reveals that Senegal's political stability and clear investment framework feature high on the list of factors luring investors into Senegal.

However, while private equity funds have thrived in the Maghreb and South Africa, their development has been relatively slow in West Africa, particularly in the francophone part. One of the reasons why these funds are thinking twice before investing in Senegal is uncertainty about an exit strategy. Normally, after the equity investment arrives to maturity, after four to 10 years, the fund seeks to divest itself from the company through an Initial Public Offering (IPO) on the stock exchange or the sale of shares to a strategic investor - or to the company's management itself.

But the relative lack of liquidity and depth in the regional stock exchange, the BRVM, and the challenges in launching an IPO, has spooked investors. Things could be improving though, with the establishment of a specialised SME division in the BRVM, which is expected to facilitate the divestment of shares.

Despite these issues, a number of private equity funds seeking opportunities in energy, infrastructure, services and mining, have recently been created to target SMEs in the region. These funds are supported by development financial institutions and increasingly institutional investors such as international and African pensions and insurance companies.

A relative newcomer, Aureos West Africa Fund (AWAF), the first generation fund of Aureos Capital in Africa, financed by the British Commonwealth Development Corporation, (CDC), the Norwegian development fund Norfund, the European Investment Bank (EIB), the Canadian International Fund for Africa, the Nordic Development Fund as well as local financial institutions (Standard Chartered Bank and Ecobank Nigeria), started its activity in 2003 with focus on Nigeria, Ghana and Senegal. Having invested $50m in West Africa, including a $2.86m investment in the Compagnie Sahelienne d'Industries (Matforce), a car dealership and energy equipment provider in Senegal, this fund has now committed all of its capital in 11 companies.

Based on the successful experience of the Aureos first generation funds in three regions in Africa (West, East and South Africa), a new $400m panafrican fund called Aureos Africa Fund, AAF, whose activity will cover all the regions in Africa is being launched this year. Aureos Africa Fund has just completed its first commitment at $227m. It is understood that five new investments for over $40m, have already been approved for AAF. The arrival of this new fund is expected to further attract investor interest in the region.

Certain regulatory changes could further support the development of private equity. In this regard, Ghana provides an interesting case in point, showing the effectiveness and impact of tax incentives on private equity. Indeed dividends for private equity firms are taxed at lower rates, reflecting the higher risks associated with private equity investments. Now, discussions are under way at the level of the UEMOA to reduce the level of taxation on private equity investments in other West African countries. Meanwhile the region's central bank, the BCEAO, is developing a regulatory framework for private equity, which is expected to resolve certain ambiguities holding up further development, such as differential rates of tax. While interest, commissions and other fees collected by banks are taxed at 17%, industry insiders argue that a reduction of this rate should support the higher risk associated with alternative forms of investments, as happens in Ghana.

As more private equity activity takes place in francophone West Africa, boosted by donor agencies, and with regulatory changes facilitating the development of this financial segment, the private sector may soon have more choice in its financing strategies.

www.oxfordbusinessgroup.com/

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02/2008
Le chanteur Youssou Ndour lance un projet de micro-crédit
Le chanteur sénégalais Youssou Ndour, ambassadeur de bonne volonté du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), a lancé mercredi à Dakar une société de micro-crédit dotée dans un premier temps de 200 millions de FCFA (plus de 305.000 euros).

"Dans un premier temps (...) il nous faut 200 millions de FCFA, c’est ce que j’ai mis en place", a-t-il déclaré dans un entretien avec l’AFP peu après le lancement officiel de cette société, baptisée "Birima", du nom d’un ancien roi du Sénégal "généreux et qui aimait bien la musique".
Les prêts de Birima sont destinés à "des personnes exclues du système bancaire", en particulier "les pauvres, les petits métiers, les artisans et les artistes", et iront tant aux individus qu’aux groupes, a de son côté expliqué lors d’une conférence de presse le président de Birima, Ibrahima Thioune.
La société va "utiliser des garanties simplifiées", basées notamment sur "le respect de la parole donnée", a-t-il ajouté.
Youssou Ndour a écarté l’idée de dons pour financer Birima, affirmant privilégier de vraies "relations de travail" avec les éventuels bailleurs.
"Je ne veux pas de dons, je n’(en) demande pas. (...) C’est une question de dignité pour les Africains", a-t-il déclaré.
Le lancement officiel de Birima a été fait conjointement avec celui d’une campagne du groupe italien Benetton, intitulée "Africa Works", destinée selon ses promoteurs à donner une visibilité internationale au micro-crédit en Afrique.
Plusieurs organismes de micro-crédit existent déjà au Sénégal où "le taux de bancarisation" tourne officiellement "autour de 4%", selon Ibrahima Thioune.
Ces initiatives de micro-crédit sont pour la plupart calquées sur le modèle des "tontines", permettant généralement à des femmes de cotiser et, ainsi d’épargner pour toucher un crédit à tour de rôle sans passer par les banques.

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Tunis, Tunisie, du 11-14 décembre 2006
Séminaire sur les services économiques et financiers pour les PME
Comment appuyer de manière efficace la creation et la croissance de la PME ?
Un séminaire organisé par l’Institut Joint Africa (JAI), l'Institut Multilatéral d’Afrique (IMA), en partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI), avec ACIM.

Seminar on finance and business development services for entrepreneurship development.
How to effectively assist SME creation and growth ?
A Seminar organised by JAI and IMA, partnership of ADB, IMF and WB with ACIM.

Intervention de M. El H.M. Sarr
Conseil National du Patronat - CNP

Création et croissance des PME : le rôle des employeurs pour y répondre, le cas du Sénégal
SME creation and growth : the employers’ role to respond, the case of Senegal

Intervention de M. Ibrahima Diouf
Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Entrepreunariat Féminin et de la Micro-finance

Note de présentation de la charte des PME
Presentation note on the small and medium enterprises charte.



 

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